Alors que les rappeurs français ont couru pendant 20 ans après la reconnaissance de la part des médias et du public, on est désormais dans une position où le rap français est la musique la plus écoutée en France. Un constat à nuancer, car les gens ont tendance à ranger tout ce qui vient d'artistes noirs ou arabes dans le "rap" alors que ça n'en est pas, mais en tout cas, le rap est désormais partout. Y compris dans les oreilles des stars de la chanson française comme Benjamin Biolay, qui a décidé de publier une reprise de "J'suis QLF", de PNL.
Une reprise qui fait le buzz sur les réseaux sociaux, même si le morceau, lui, ne fait pour l'instant pas exploser les compteurs de streams ou de vue : 2 400 vues en 3 jours sur Youtube, on est assez loin des scores réalisés par les deux frères des Tarterêts lorsqu'ils ont sorti le clip du morceau, en juillet 2016. Un morceau extrait de "Dans la légende", un petit bout d'histoire du rap français, auquel a donc décidé de s'attaquer Benjamin Biolay. Le résultat est surprenant : on reste sur une espèce de ballade un peu lounge, ambiance très chill, avec évidemment beaucoup d'insolence et d'egotrip, puisque c'est clairement le thème du morceau original. Et le morceau, même chez Biolay, reste définitivement un morceau pour l'été.
Mais justement, quand on chante "million de vues en 24h" et qu'on ne les fait pas, ça perd tout de suite un peu de saveur. On n'est pas non plus très fan de la voix de femme qui dit "demande à ta sœur" dans le premier couplet, et l'ambiance générale du morceau nous met un peu mal à l'aise, mais on n'est probablement pas le public visé par Benjamin Biolay pour sa reprise. On précise qu'on a rien contre "Benji", qui est un bon artiste, respectable, avec une discographie fournie et un vrai talent. Mais reprendre le texte le moins intimiste et réfléchi de la discographie de PNL lorsqu'on a 53 ans, ce n'était peut-être pas le meilleur choix. Cependant, si ça permet de faire découvrir le groupe à son public, alors pourquoi pas !
On attend évidemment vos avis sur le morceau.
























