La justice n'est décidément pas la même pour les pauvres et pour les riches. "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", écrivait La Fontaine il y a déjà plusieurs siècles. Une phrase qui n'a jamais été aussi vraie que de nos jours. Il n'y a qu'à observer l'affaire Diddy : condamné à environ 4 ans de prison pour trafic sexuel, le chef du label Bad Boy Records vient de voir sa date de sortie avancée, pour la troisième fois en quelques mois.
Et au-delà de cette nouvelle avancée de sa date de sortie, c'est le contexte autour de tout ça qui interroge. Car Diddy a été placé à l'isolement il y a quelques jours suite à une bagarre avec un codétenu. Pas vraiment le genre d'incident qui vous fait sortir pour bonne conduite en général, sauf pour le mogul, qui voit désormais la date de la fin de sa peine de prison ferme avancée jusqu'au 24 janvier 2028, lui qui devait normalement sortir de taule en juin 2028.
Une faveur qui a pourtant de quoi interroger. Evidemment, on ne souhaite la prison à personne, c'est une expérience horrible qui n'a quasiment aucun autre intérêt que de vous briser, pour vous rendre docile, ce qui ne marche que très rarement vu les taux de récidives affichés en France ou aux Etats-Unis. Cependant, quand on purge une peine pour des faits en lien avec de la délinquance sexuelle, comme c'est le cas de Diddy, on pourrait espérer à ce que le condamné purge l'intégralité de sa peine.
Mais après une première réduction de peine, qui avait ramené sa date de sortie à fin février 2028, voilà que le rappeur devrait maintenant sortir en janvier de la même année. Les précédentes réductions de peine étaient motivées par un bon comportement de la part de Diddy, et désormais, c'est le fait que sa vie derrière les barreaux serait menacée qui lui octroie cette nouvelle réduction, d'après la journaliste Lauren Colin. On dirait bien que ça sert, d'avoir beaucoup d'argent et des amis très haut placés...
























