On n'aurait pas cru que ça parte aussi loin, mais c'était sans doute mal connaître les paraguayens, qui ont visiblement la rancune tenace. Le weekend dernier, la France s'imposait 1 à 0 en Coupe du Monde face au Paraguay, à l'issue d'un match sali par les mauvais comportements anti-sportifs des joueurs sud-américains, et un arbitrage discutable. Forcément, à la fin de la rencontre, Kylian Mbappé a laissé exploser sa joie, et refusé de serrer la main à ceux qui voulaient le découper pendant tout le match. Résultat, il a reçu des insultes racistes de la part d'une sénatrice paraguayenne, et ça va désormais beaucoup trop loin.
La sénatrice Celeste Amarilla avait donc comparé Mbappé a des chimpanzés, en disant qu'il ne savait pas lire, et tétait des noix de coco. Lorsque le joueur a répondu, elle a ensuite crié au machisme et à la "violence de genre", mais finalement, elle ne veut clairement pas lâcher l'affaire : elle l'a même carrément insulté dans une nouvelle prise de parole en pleine séance du Sénat Paraguayen :
Quand Orlando Gillun jeune qui mettait sans doute les pieds en Coupe du monde pour la première fois, qui découvrait probablement l'Europe pour la première fois, jouait devant le monde entier et tend la main avec toute l'humilité d'un Paraguayen, ce fils de pute refuse de lui serrer la main et lui crie au visage. Ça, ce n'est pas français.
On croyait que la folle était seule dans son délire, mais visiblement, c'est bien tout le pays qui semble être entré dans une espèce de folie raciste qui devait couver depuis un moment. Dans plusieurs vidéos qui circulent sur Internet, on peut voir des habitants brûler des sortes de poupées à l'effigie du joueur de l'Equipe de France. Il faut dire que le Paraguay est un pays qui s'est bâti sur l'esclavagisme, et également l'épuration ethnique de ses populations noires et autochtones par les envahisseurs européens. Pas étonnant de voir qu'il en reste des traces plusieurs années après. Avant le match face au Maroc, Kylian Mbappé se retrouve donc une fois de plus au centre de l'attention, alors qu'il n'a rien fait de spécial. Heureusement, c'est dans ces moments-là qu'il est le meilleur !
























