Gianni Infantino complètement en roue libre avant le début de la Coupe du Monde 2026

Gianni Infantino complètement en roue libre avant le début de la Coupe du Monde 2026

Dans sa dernière conférence de presse officielle avant le début de la Coupe du Monde 2026, Gianni Infantino, président de la FIFA, s'est livré à un énorme exercice de langue de bois, en évitant soigneusement les polémiques.

Après des semaines et même des mois d'attente, elle est enfin là : la Coupe du Monde 2026 de football démarre aujourd'hui, par un match entre le Mexique, pays hôte, et l'Afrique du Sud. Un match d'ouverture qui lancera le top départ d'une des compétitions sportives les plus regardées au monde, et on espère que cette édition 2026 tiendra toutes ses promesses de spectacle sur le terrain. Car côté instances, les dirigeants continuent à se couvrir de ridicule, qu'il s'agisse de Donald Trump ou de Gianni Infantino.

Le président de la FIFA s'est livré à un exercice de communication 100% langue de bois lors de la dernière conférence de presse officielle avant le début de la compétition, et il a une fois de plus étalé toute son inutilité, en évitant tous les sujets polémiques, à part celui sur l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, interdit d'entrée sur le territoire américain alors qu'il était censé arbitrer plusieurs matchs de la Coupe du Monde. Tout ça en raison de soi-disant liens avec des organisations terroristes. Mais là encore, il a botté en touche, esquivant toute responsabilité :

C’est malheureux ce qui lui est arrivé mais nous ne contrôlons pas tout. Nous essayons toujours de trouver des solutions mais nous devons respecter le fait que nous ne sommes pas les rois du monde qui peuvent régner sur les gouvernements et les forces de police, nous sommes une organisation sportive.

Quand on sait comment la FIFA a pu peser dans l'organisation des précédentes éditions de la Coupe du Monde, on trouve ça un peu lâche. Il en a également profité pour féliciter son grand ami Donald Trump, dont il salue l'engagement et l'implication et sans qui il aurait été soi-disant "impossible d'organiser une Coupe du monde aux États-Unis". On lui rappelle qu'un mondial avait déjà eu lieu aux Etats-Unis sans Donald Trump, en 1994. 

De plus, concernant les polémiques autour des prix exorbitants des billets, là encore, ça botte en touche :

Notre prix d'entrée, qui est de 60 dollars, est le plus bas des prix pour n'importe quel sport américain en phase de play-offs. Notre prix moyen qui est de 500 dollars est également le plus bas de la moyenne des sports américains pour des play-offs.

Il a même ajouté que les sites de revente, qui font exploser les prix dans les trois pays organisateurs, sont "parfaitement légaux". Bref, la Coupe du Monde 2026 ne sera clairement pas la coupe du monde du peuple. On va espérer qu'elle soit au moins celle du football...