Le rap français n’en finit plus de réagir depuis la sortie de la réédition de Malvado, le projet de Lesram, qui contient un invité surprise de taille : Nekfeu. Sur le morceau "Dis Moi", le rappeur du 75 signe un retour inattendu après une longue période d’absence quasi totale de la scène musicale.
Dès la sortie du titre, les réseaux sociaux se sont enflammés. Pour beaucoup de fans, ce retour est un véritable événement : Nekfeu, figure majeure du rap français des années 2010, n’avait plus proposé d’apparition marquante depuis plusieurs années. Son couplet, fidèle à son style introspectif et technique, a immédiatement relancé les discussions autour d’un possible retour musical plus large.
Mais ce comeback ne fait pas l’unanimité.
En parallèle de ce retour artistique, Nekfeu reste au cœur d’une situation judiciaire sensible. Depuis fin 2024, il fait face à des accusations graves portées par son ex-compagne, notamment de viols et de violences sexuelles, des faits qu’il conteste fermement. Une procédure est toujours en cours et, à ce stade, l’artiste bénéficie de la présomption d’innocence. Par ailleurs, un conflit séparé autour de la garde de leur enfant continue également d’alimenter les tensions entre les deux anciens partenaires.
C’est dans ce contexte que sa présence sur le projet de Lesram prend une dimension encore plus commentée. Au-delà du lien artistique, il faut rappeler que Nekfeu est très proche de la scène du Panama Bende, collectif dont sont issus plusieurs rappeurs influents comme Lesram ou encore PLK. Cette proximité explique en partie la collaboration, même après plusieurs années sans véritable apparition musicale.
Cette connexion renforce aussi l’effet de surprise : voir Nekfeu apparaître sur un projet lié à ses anciens compagnons de route donne un poids symbolique particulier à ce retour.
Entre enthousiasme des fans, interrogations autour de son avenir musical et polémique sur le contexte judiciaire, "Dis Moi" s’impose déjà comme l’un des titres les plus commentés de la semaine dans le rap français.
























