Daz Dillinger attaque la société de la mère de Tupac pour royalties impayées

Daz Dillinger attaque la société de la mère de Tupac pour royalties impayées

Figure historique du Death Row Records, Daz Dillinger poursuit aujourd’hui Amaru Entertainment, la société fondée par la mère de Tupac Shakur. Le rappeur et producteur affirme ne jamais avoir reçu l’intégralité des royalties liées à plusieurs classiques du rap des années 1990.

Nouveau conflit judiciaire autour de l’héritage musical de Tupac Shakur. Le producteur et rappeur Daz Dillinger a officiellement déposé plainte contre Amaru Entertainment, accusant l’entreprise de ne pas lui avoir versé l’ensemble des royalties liées à plusieurs morceaux emblématiques du rappeur disparu.

La plainte, déposée le 8 mai devant un tribunal fédéral de Los Angeles, vise directement la société créée par Afeni Shakuraprès la mort de son fils. Daz Dillinger, de son vrai nom Delmar Arnaud, affirme avoir participé à l’écriture, à la production et aux performances vocales de plusieurs titres majeurs du catalogue de Tupac.

Parmi les morceaux concernés figurent notamment “Ambitionz Az A Ridah”, “I Ain’t Mad at Cha”, “2 of Amerikaz Most Wanted”, “Got My Mind Made Up” ou encore “Skandalouz”, tous issus de l’album mythique All Eyez on Me, sorti en 1996.

Selon les documents judiciaires, Daz Dillinger affirme avoir réclamé des comptes détaillés dès octobre 2024 concernant les revenus générés par ces chansons. Amaru Entertainment lui aurait ensuite versé un paiement de 91 445 dollars, sans fournir d’explication précise sur les périodes concernées, les calculs effectués ou les éventuelles déductions appliquées.

Dans sa plainte, l’artiste estime que cette somme confirme l’existence de revenus non versés, mais affirme être incapable de déterminer si le montant reçu correspond réellement à ce qui lui est dû. Il réclame désormais un audit complet des revenus générés par les morceaux concernés, ainsi que des dommages et intérêts pour rupture de contrat et mauvaise gestion comptable.

L’affaire ravive une nouvelle fois les tensions autour de la gestion du patrimoine artistique de Tupac Shakur. Depuis la disparition d’Afeni Shakur en 2016, la société est dirigée par le dirigeant musical Tom Whalley, dont la gestion a déjà été contestée à plusieurs reprises par certains proches du rappeur.

Cette procédure judiciaire intervient également dans un contexte de tensions croissantes autour de l’héritage du Death Row Records. Ces derniers mois, Daz Dillinger a aussi multiplié les critiques contre son cousin Snoop Dogg, désormais propriétaire du célèbre label, l’accusant publiquement de ne pas reverser certaines royalties aux artistes historiques du catalogue.

F.Nava