Philippe Corti n'a jamais cherché à effacer son passé. Sur le plateau du podcast Hippolyte Club, l'ancien DJ et animateur a lâché une confidence qui a surpris son interlocuteur : il affirme avoir rencontré le père adoptif du rappeur marseillais Jul derrière les barreaux.
Une rencontre inattendue derrière les barreaux
Tout part d'une question simple. L'animateur Hippolyte lui demande s'il connaît Jul et sa famille. « Je connais très bien son père », répond aussitôt Corti. L'animateur évoque d'abord une origine corse commune, mais son invité rectifie : il parle bien du père adoptif du rappeur, croisé en détention.
« J'ai été en prison avec le père de Jul, voilà. Il n'y a pas de filtre, je m'en fous », lance-t-il sans la moindre gêne. Sur les détails de cette rencontre, il n'en dira pas plus et préfère revenir à sa propre histoire.
Son passé judiciaire, sans orgueil ni honte
Corti assume pleinement son parcours. « Tout le monde sait que j'étais en prison », glisse-t-il. Lorsqu'Hippolyte lui rappelle une vidéo dans laquelle il affirme avoir été condamné pour trafic de drogue international, il ne dément pas. « Moi, ça me reste toujours à l'intérieur », reconnaît-il.
Il tient toutefois à nuancer l'image que certains ont de lui. Quand l'animateur semble percevoir une fierté dans ses anciens propos, Corti rectifie : « Non, ce n'est pas une fierté. »
Pablo Escobar, Thierry Ardisson et des chiffres vertigineux
La comparaison avec Pablo Escobar le suit depuis des années. Corti cite alors une phrase de Thierry Ardisson, son ancien patron, à qui il doit, selon lui, sa libération de prison : « Quand il avait vendu de la drogue, il aurait été Pablo Escobar. Il n'a pas vendu ses cachets d'ecstasy », aurait dit un jour « l'homme en noir » avec humour.
Pour se défendre, Corti insiste sur le fait qu'il n'avait aucune raison financière de prendre un tel risque. Il affirme que ses affaires légales lui rapportaient déjà beaucoup : « Rien que les deux roues, moi, j'avais 10% du chiffre. » Il évoque des chiffres impressionnants : « On a fait plus d'un milliard et demi. À l'époque, cent cinquante briques, c'était beaucoup. C'était deux maisons. »
D'où cette question qu'il se pose lui-même : « Je ne vois pas pourquoi j'aurais mis tout ça en péril pour quatre mille euros. » Il pointe également l'absence de saisie dans son dossier : « Pas de saisie, il n'y a pas besoin de découdre, il n'y a rien », martèle-t-il.
Lorsqu'Hippolyte tente de prolonger la discussion, Corti clôt le chapitre avec humour : « On ne va pas refaire le procès. »












































