Une demande de commutation, pas un pardon
Par l'intermédiaire de son avocat Beau Brindley, R. Kelly a déposé une demande auprès du Bureau du procureur chargé des grâces présidentielles (Office of the Pardon Attorney). Contrairement à une grâce présidentielle, cette procédure vise uniquement à réduire la durée de sa peine, sans remettre en cause sa condamnation. À ce stade, le dossier est toujours en attente d'examen.
Une condamnation de 31 ans
L'ancien roi du R&B purge actuellement une peine cumulée de 31 ans de prison. En 2021, il a été reconnu coupable à New York de racket et de trafic sexuel pour avoir dirigé pendant des années un système d'exploitation de jeunes femmes et de mineures. L'année suivante, une autre condamnation est venue s'ajouter à Chicago dans une affaire liée à des images pédopornographiques et à l'incitation de mineurs. Les deux peines étant en grande partie confondues, sa date de libération est aujourd'hui estimée à 2046.
La défense évoque des menaces en prison
Cette nouvelle demande s'inscrit dans une stratégie plus large menée par ses avocats. Depuis plusieurs mois, Beau Brindley affirme que son client serait exposé à un danger au sein de l'établissement pénitentiaire où il est détenu en Caroline du Nord. Il avait déjà tenté d'obtenir un placement en résidence surveillée, évoquant un supposé complot visant le chanteur. Une requête qui avait finalement été rejetée par la justice.
Une décision désormais entre les mains de la Maison-Blanche
Pour l'heure, rien ne garantit que Donald Trump donnera une suite favorable à cette demande. Le président américain dispose du pouvoir d'accorder une commutation de peine, mais le processus reste discrétionnaire et chaque dossier est étudié individuellement.
En attendant une éventuelle réponse de la Maison-Blanche, R. Kelly continue de purger sa peine et maintient sa position en contestant les accusations portées contre lui depuis le début de la procédure judiciaire.
























