On a toujours eu du mal à assimiler la mort dans le rap français. Aux Etats-Unis, un rappeur décédé entraîne quasi-systématiquement la sortie d'albums posthumes, de nouveaux morceaux, qui ont même parfois beaucoup plus de buzz que l'artiste de son vivant. Est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est profiter de la mort d'un gars, ça, c'est à vous de juger. En France, on a un peu plus de mal avec tout ça, et le concert en hommage à Werenoi, qui a eu lieu cette semaine, en est le parfait exemple. D'ailleurs, Sadek a pris la parole pour insulter tous les rappeurs qui s'y sont rendus.
Ce n'est un secret pour personne, Sadek et Babs sont en conflit ouvert depuis la mort de Werenoi, et peut-être même avant. Les deux se sont insultés à de nombreuses reprises par réseau social interposé, et Sadek ne valide rien de ce que Babs a pu faire depuis la mort de son ancien ami. Alors que, pendant le concert en hommage au rappeur décédé, on a pu voir de très gros noms du rap français présents sur scène, Dek-sa a décidé de prendre la parole pour insulter toutes ces stars, qu'il accuse de vouloir gratter du buzz car leurs carrières sont éteintes :
Parlons des absents. Eux au moins ont eu la décence de ne pas salir son nom. SDM, SCH, Damso, Lacrim, PLK, ZKR, Niaks… respect.
Les présents ? Pas un hommage. Une opportunité. Et ça se voit : carrières mortes, crédibilité zéro. Vous pouvez mentir au public… mais pas à vous-mêmes. Vous étiez, vous êtes et vous resterez des FLOCKOS. Sans la musique, vous seriez au PMU.
Sadek va même ensuite plus loin, en parlant du fait que les gens se sont servis de l'image du fils de Werenoi pour provoquer l'émotion chez les fans, alors que son père, de son vivant, aurait tout faire pour le préserver du game (selon les dires de Sadek, qui ne sont pas parole d'évangile on le rappelle). Il en profite même pour insulter Youssoupha, présent ce soir-là, qui a même rappé une chanson qu'il a dédiée à Omar, le fils de Werenoi :
Un enfant qu’il n’a jamais vu, que son père a préservé durant toute sa vie, vraiment je n’ai pas les mots. J’avais du respect pour Youssoupha aujourd’hui je le vois comme la reine des putes.
Sadek termine en disant que si les rappeurs français sont autant dans la hess, il les invite volontiers dans l'Imprimante, son canal Telegram dans lequel il donne des conseils en investissements. Bref, clairement, ce concert en hommage à Werenoi n'aura pas été celui de la réconciliation entre Babs et Sadek...
























