Après plusieurs années passées à s'occuper en silence des shows du Super Bowl et de son rôle de patron de label, Jay-Z semble de retour sur le devant de la scène, lui qui a prévu plusieurs concerts au Yankee Stadium pour célébrer des anniversaires importants dans sa carrière (deux albums classiques). Il a livré une longue interview au média GQ, dont les extraits font le tour du monde en ce moment, notamment celui dans lequel il revient sur les accusations de viol dont il a fait l'objet en 2025. Accusations qui lui ont brisé le cœur et l'ont plongé dans une colère noire.
Retour en 2024/2025 : après le raz-de-marée provoqué par l'affaire Diddy, d'autres noms de l'industrie rap US se retrouvent mêlés au plus gros scandale sexuel de l'histoire de cette musique (égalité avec celui de R. Kelly). Et notamment celui de Jay-Z, qui se retrouve visé par une plainte pour viol, dont la victime présumée est défendue par le sulfureux avocat Tony Buzbee, très médiatisé. Dans sa récente interview pour GQ, Jigga a expliqué que ces accusations l'ont mis au fond du trou :
Tout ce truc, cette merde ça m'a mis hors de moi. J'étais encolère. Je n'avais pas été en colère depuis longtemps, une colère incontrôlable. Tu n'accuses pas quelqu'un comme ça, c'est le genre de truc dont il vaut mieux être sûr à 100% quand tu portes plainte. Avant c'était comme ça. Tu devais être sûr à 100% avant d'accuser quelqu'un avec ce genre de choses. Surtout quelqu'un comme moi.
Même quand on faisait les pires trucs, on avait des règles. Il y avait une ligne : pas de femmes, pas d'enfants. Ce sont des valeurs que j'ai apprises dans la rue. Et ça signifie beaucoup pour moi.
On comprend donc que pour Jay-Z, être visé par ce genre d'accusations, ça fait mal, car c'est un des pires trucs dont on peut accuser un mec de la rue. On comprend ce qu'il veut dire, et son couplet sur les valeurs de la rue, ça sonne comme un truc de OG des années 80/90, une époque où les gangsters avaient soi-disant un code d'honneur.
Des affirmations à nuancer toutefois : les gangsters n'ont jamais eu de vrai code d'honneur, encore moins les dealers de crack, et on serait quand même bien étonnés que Jay-Z n'ait jamais vendu une dose à une femme (peut-être moins à un enfant). Mais concernant les accusations de viol, il n'a pas tort, et la justice a d'ailleurs été de son côté puisque la plainte contre lui a été retirée et qu'il a, semble-t-il, gagné son procès pour diffamation, contre l'avocat de la plaignante. Tony Buzbee aurait fortement incité (forcé?) la plaignante à inventer une bonne partie de l'histoire pour y inclure Jay-Z.
Les retombées de l'affaire Diddy n'ont pas fini de se faire ressentir...
Jay-Z reflects on the controversy he faced in 2025, admitting he felt "heartbroken" and "uncontrollable anger" following the civil lawsuit involving Tony Buzbee:
— HotNewHipHop (@HotNewHipHop) March 24, 2026
"I was really heartbroken by like everything that occurred... I haven't been that angry in a long time.… pic.twitter.com/OnAJkFxTXW
























