Kaaris : "un rêve de jouer pour Olivier Marchal"

Kaaris : "un rêve de jouer pour Olivier Marchal"
Kaaris dans "Bronx". Photo : © Mika Cotellon

K2A est à l'affiche de "Bronx" d'Olivier Marchal qui sort demain sur Netflix.

Ce vendredi 30 octobre, Kaaris sera à l'affiche du dernier film d'Olivier Marchal, "Bronx" qui sort directement sur Netflix. Ironie de l'histoire, le rappeur y joue un flic mais s'affirme de plus en plus comme un bon comédien, un chemin qu'il envisage en parallèle de son parcours dans la musique. Alors, on a voulu en savoir sur son nouveau rôle et sa nouvelle carrière.

Tu as déjà joué dans plusieurs films, qu’est-ce qui t’a fait accepter "Bronx" ?

Olivier Marchal. Pour moi, c’était vraiment "un rêve" de jouer un jour dans un de ses films. Je connais la plupart de ses polars et que je trouve que c’est le maitre en la matière. Alors lorsqu’il m’a proposé le rôle, c’était du pain béni !

Je lui ai parlé juste avant, il m’a dit que c’était toi qui été allé le voir dans un restaurant pour lui dire…

C’est un menteur, c’est un menteur… c’est lui qui est venu me voir (rires). Oui, c’est moi qui suis allé le voir. Je n’ai pas de honte à apprécier le travail de quelqu’un. Ce n’est pas parce que je fais de la musique, que j’ai eu quelques succès que je vais me la raconter J’aime le cinéma, j’aime le métier d’acteur et il était là... Donc je me suis levé, je suis allé le voir et je lui ai dit que s’il avait un jour un rôle pour moi que ce serait cool qu’il me contacte. Je lui ai laissé mon numéro et il m’a rappelé quelque mois plus tard…

Le fait qu’il te propose de jouer un flic, est-ce que ça t’a fait rire ?

Non pas du tout, c’est un rôle. Il m’aurait proposé de jouer un super-héros, un voleur, un maire, un éboueur… C’est un rôle. S’il m’avait proposé le rôle d’un éboueur je n'aurais pas refusé non plus, c'est un rôle ! En plus, c’est la première fois où l’on me voit vraiment beaucoup dans le film. J’ai du dialogue, il y a de l’action, tout ce qu’on aime.

Il m’a dit aussi qu’il avait pris plaisir à te mettre un brassard de police et un gilet pare-balles avec écrit "Police" dessus...

Il dit beaucoup de choses lui, il dit beaucoup de bêtises. Il ne faut pas trop l’écouter (rires). Il commence à dire des bêtises, il perd la mémoire (rires). Non, moi ça ne m’a pas dérangé, au contraire !

Tu parles beaucoup d’Olivier Marchal, en quoi le travail avec lui est-il différent avec les autres réalisateurs avec lesquels tu as déjà travaillé ?

Je pense que tous les réalisateurs ont leur façon de travailler. Olivier, tu ne l’entends pas beaucoup sur un plateau. Il dirige d’une main de maître sans avoir besoin de parler. Après la chose qui m’a le plus marqué chez Olivier, c’est son esprit de fraternité, d’équipe, de famille. Ce n’est pas juste tu tournes avec lui et après il y a une distance. Il n’y a pas de distance, vraiment c’est le bon pote avec qui tu vas manger le soir.

Quand tu débarques comme ça sur un plateau, t’es une star du rap ou t’es encore un jeune acteur ?

Je suis un jeune acteur alors j’ai la pression ! Parce que déjà tu te retrouves dans un film d’Olivier. C’est sérieux. Et puis tu te retrouves avec des acteurs confirmés, des monstres sacrés. Jean Réno pour ne citer que lui. Gérard Lanvin. Après, il y a aussi les acteurs avec qui j’ai tourné, on est une bande de quatre policiers, eux ce sont des acteurs confirmés. Ils font plein de films et moi je suis le petit nouveau qui arrive donc c’est vrai que tu prends la pression. Mais je suis un charbonneur, quand tu rentres dans le bain, il faut nager.

Mais eux justement comment ils te voient ?

Ils savent que je fais de la musique, mais je pense qu’ils me voient comme un acteur. Parce que parfois, ils me disaient : "C’est bon ce que tu fais". Ils étaient un peu étonnés du fait que j’arrivais à tenir la route. Parce que c’est un métier où il faut être juste, la caméra est là, elle ne rate rien, il ne faut pas se tromper. De toute façon si tu te trompes, Olivier te le dira et il te fera recommencer.

Dans ce film ou dans "Braqueurs", tu joues un rôle assez proche de toi. Quelqu’un d’assez physique. Est-ce tu n’aimerais pas jouer quelque chose de totalement différent ?

Si j’aimerais bien. J’attends qu’on me le propose. Franchement, j’aimerais bien jouer d’autres rôles. Après c’est vrai que dans ce film-là, il fallait être physique et ça déménage. Mais oui, j’aimerais bien jouer un autre rôle, qu’on m’en propose un qui soit un challenge. Que je me dise, là il faut vraiment que je me prenne la tête.

C’est quoi la différence dans le travail entre le rap et le cinéma pour toi ?

Le rap, tu es ton propre "maitre". Ça veut dire que si je veux aller en studio, je me lève, je prends ma séance et j’y vais. Le cinéma, tu dépends d’un réalisateur. Dans le cinéma il faut un réalisateur cool qui veuille bien me donner un premier rôle (rires). J’attends !

Est-ce qu’il y a des réalisateurs avec lesquels tu aimerais travailler ? On voit bien qu’avec Olivier Marchal, il y a presque un côté "fan". Est-ce qu’il y en d’autres pour qui tu aimerais tourner ?

J’aime son travail. Après le mot fan, c’est un grand mot. Mais j’aime son travail, j’aime la personne, j’aime ce qu’il fait. Oui, je suis fan de ses films, il fait des films de ouf. Tout le monde kiffe les films d’Olivier Marchal. Après oui bien sûr, il y a des réalisateurs avec qui j’aimerai bien travailler comme Guillaume Canet par exemple. J’aimerais bien qu’il me propose quelque chose. Donc j’attends... j’attends... (rires). Il y en a plein avec qui j’aimerais travailler.

Propos recueillis par Grégory Curot (avec Berry).



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