CJ : son interview pour Generations

CJ : son interview pour Generations

Le phénomène mondial CJ s’est confié dans une interview exclusive avec SK et LNA.

L’année 2020 n’a pas été une des plus belles années avec cette pandémie, mais elle a réussi à certains talents et artistes, c’est le cas du rappeur CJ et de son tube "Whoopty". Vrai buzz sur TikTok, le morceau s’est imposé dans le paysage de la drill new-yorkaise et a largement dépassé les réseaux sociaux pour faire du rappeur de Staten Island un des phénomènes du moment.

 

Tu dis souvent que tu t’inspires de ton expérience pour faire de la musique, est-ce que "Whoopty" est une revanche contre une ex ou un ancien pote ?

(Rires) Non, carrément pas ! C’est une expression qu’on utilise avec mes potes pour se saluer et j’ai simplement décidé de la mettre dans la musique. Dorénavant, c’est un mot que tout le monde utilise, même les enfants.

Ta chanson a buzzé sur TikTok, tu as même un compte maintenant, est-ce que tu pensais avoir autant d’impact quand tu as enregistré "Whoopty" ?

Je ne pensais pas que ça ferait autant de bruit, j’ai simplement fait le morceau pour avoir un peu de contenu et dès que le son et le clip sont sortis, le succès est venu très rapidement en une seule nuit.

Qui a fait la prod du morceau ?

Le producteur est roumain, il s’appelle Pxcoyo. Je ne le connaissais pas, j’ai juste trouvé la prod sur YouTube. J’en ai écouté plusieurs et j’ai fini par le contacter quand j’ai posé dessus. Depuis, il a été crédité sur le morceau et il a été payé bien sûr.

Tu viens de New York et tu as déjà collaboré avec 6ix9ine, est-ce qu’il y a d’autres artistes new-yorkais avec qui tu aimerais travailler ?

J’ai grandi à Staten Island dans l’État de New York. Il y a beaucoup de rappeurs à New York donc c’est compliqué de percer ou de se faire remarquer. À l’avenir, j’aimerais bien faire un feat avec Cardi B ou Lil Tjay. Désormais, c’est facile d’entrer en contact avec eux, ils connaissent tous "Whoopty". Dans mon répertoire de téléphone, j’ai quelques numéros que je pensais ne jamais avoir : French Montana, Fat Joe, A Boogie Wit Da Hoodie.

Pop Smoke était considéré comme le prince de New York, est-ce qu’il t’a inspiré ?

Sa mort est tragique, on a perdu quelqu’un d’inspirant à New York. À l’époque, il influençait beaucoup notre ville, c’était notre voix. Il est la raison pour laquelle je fais de la drill, j’aimerais qu’il soit encore vivant pour qu’on puisse collaborer ensemble. Le jour de sa mort, j’étais à la maison et j’ai appris la nouvelle sur Internet. Vous savez, quand on entend un truc comme ça, au début, on pense que c’est une fake news ou une blague. Ensuite, les publications à ce sujet se sont multipliées sur internet donc je me suis rendu sur le site de TMZ et là, j’ai eu confirmation.

As-tu l’impression de porter ta ville et son héritage ?

Le meilleur sentiment est de savoir que tout New York me soutient, que les gens de ma ville m’apprécient et m’accompagnent dans cette aventure.

Et les autres villes ?

Atlanta, Miami, Chicago me portent aussi, il n’y a pas de guerre ou de rivalité. Le monde entier est avec moi, ça fait plaisir.

Qu’est-ce que tu as prévu pour la suite ?

J’ai un nouveau titre qui s’intitule "BOP", le clip est aussi disponible. Enfin, je prépare un EP de 7 morceaux, "Loyalty Over Royalty", qui sortira mi-février.

 

Elena Oliveri 



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