R. Kelly qualifé de "prédateur" lors de l'ouverture de son procès

R. Kelly qualifé de "prédateur" lors de l'ouverture de son procès

La procureure attaque d'entrée.

Le mercredi 18 août 2021 a marqué l'ouverture du procès de R. Kelly pour extorsion, exploitation sexuelle de mineure, enlèvement, corruption et travail forcé, le tout espacé sur une période allant de 1994 à 2018. L'artiste a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés et une de ses avocates, Nicole Blank Becker, a promis qu'on allait connaître "l'histoire dans son ensemble et [que] justice sera rendue". S'il est reconnu coupable R. Kelly risque entre 10 ans de prison et la perpétuité comme l'explique un communiqué de l'AFP.

Surtout, pour remettre les choses en perspective et faire descendre le chanteur de son piédestal de superstar, la procureure Maria Cruz Melendez l'a qualifié de prédateur dans sa déclaration préliminaire.

"Nous parlons d'un prédateur (...) Un homme qui, pendant des décennies, a utilisé sa célébrité, sa popularité et un réseau de personnes à sa disposition pour cibler, préparer et exploiter des jeunes filles, garçons et femmes pour satisfaire ses envies sexuelles".

Elle a ensuite décrit le "système R. Kelly" dans lequel il aurait usé de "toutes les techniques du prédateur" en utilisant tout son entourage, garde du corps, chauffeurs, avocats, comptables pour approcher les mineures ou leurs familles et les menacer. Le tribunal l'accuse notamment d'avoir abusé de six femmes dont certaines étaient mineures. On ne sait pas encore si cette liste contient le nom d'Aaliyah qui a épousé le chanteur alors qu'elle n'avait que 15 ans.

La procureure a aussi évoqué le cas d'une autre jeune femme, stagiaire dans une radio, qui voulait faire une interview de R. Kelly. Selon elle, le chanteur l'aurait emmené à Chicago où elle aurait été retenue dans une chambre d'hôtel avant d'être abusée sexuellement et menacée pour qu'elle se taise.

Alors que les débats se poursuivent, on n'est pas à l'abri d'autres révélations de ce type...