Red Bull BC One World Final : Nasso, le Français du Break Game !

Red Bull BC One World Final : Nasso, le Français du Break Game !

La Red Bull BC One World Final 2015 débarque ce soir à Rome et sur www.generations.fr !


L’occasion de voir les meilleurs B-Boys de la terre s’affronter dans des battles acharnées.
L'opportunité de croiser également Nasso, breaker Français en lice dans la compétition...

Pour ne rien rater de l’événement www.generations.fr te propose de suivre en live le Red Bull BC One sur son site dès 21h15.

Histoire d’en savoir plus sur le milieu du breakdance, nous avons pris rendez-vous avec Nasso, seul représentant tricolore de cette finale du Red Bull BC One.
Le Stéphanois s'est alors confié sur son état d'esprit avant la compétition et sur son parcours.
Passionné de danse depuis l'adolescence, Nasso se verrait bien accrocher une bonne place ce soir...


Salut Nasso, peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Nasso, j'ai 29 ans. J'ai grandi à Saint-Étienne et là j'attaque ma quinzième année de danse. Je représente mon crew, Melting Force et également mon autre team, Arabic Flavor. "Saveurs Arabiques" en VF, qui regroupe plusieurs danseurs français et internationaux.


Comment t'es venue la passion du breakdance ?

Si tu veux, pour moi c'est venu simplement. La passion est arrivée comme ça, grâce à la télé. Il y avait une émission sur M6 qui s’appelait "Sports extrêmes". Les plus jeunes ne doivent pas connaître mais c'est pas grave (rires) ! Ça passait tous les dimanches et je la regardais beaucoup ! Et quand il y avait du breakdance qui passait, j'étais scotché. J'aimais vraiment mater ça. Le déclic est venu quand j'ai vu un crew danser en vrai, à l'occasion de la fête de la musique en 2000 à Saint-Étienne. C'était autre chose qu'à la télé ou dans les clips. Là, j'ai été choqué, je me suis dit «Il faut que je fasse ça et que je réalise ce genre de truc». J'ai commencé quelques mois plus tard, à 14 ans.


T'es vraiment tombé dedans !

Complètement ! D'autant plus qu'une partie des mecs que j'avais vu danser à l'époque faisaient partie de Melting Force. Le crew dans lequel je suis actuellement ! Je suis de la deuxième génération du team !


Et tes débuts alors, pas faciles ?

Je pense que les premiers sont parmi les plus durs. Honnêtement à l'époque on était pas super encadrés. Les cours de hip hop que tu pouvais avoir étaient comme une simple activité extra-scolaire, genre le hobby du mercredi après-midi. C'était compliqué pour trouver de vrais workshop avec quelqu'un pour te faire progresser. Je voulais du concret, quelque chose pour les passionnés. C'était dur de comprendre les vrais mouvements et certaines bases du breakdance. La première année a été assez dure mais Kader (aujourd'hui au Cirque du soleil) et la première génération de Melting Force m'a beaucoup aidé.


Quelles ont été tes influences en matière de danse ?

Quand j'ai commencé le break, la première influence qu'on avait venait de la télé, du coup on matait beaucoup de VHS. Je suis d'une génération où on avait encore des cassettes, du coup on se passait tout ce qu'on avait. Les premières venaient surtout des États-Unis, avec les freestyle session ou d'Allemagne. J'étais pas mal influencé par tout ce qui venait de Californie et de Los Angeles. L'Amérique et l'Allemagne étaient mes deux plus grosses références à l'époque et elles le sont restées jusqu'à maintenant.


Avec ce bagage-là, comment es-tu arrivé à la compétition ?

C'est la culture hip hop qui veut ça. Le breakdance s'organise autour de battles, de cypher, des cercles en français. Chacun s'affronte en face à face ou en équipe. Faut se dire que les battle sont une part intégrante du délire. La compétition a commencé via des petites association, les MJC de quartier, etc. Ces structures là ont organisé des événements régionaux ou le niveau était plutôt correct et puis après, dès que tu gagnes dans le coin, tu veux aller voir ailleurs. Après ta région, tu penses à ton pays puis à ton continent et enfin au monde entier. C'est comme ça que certains deviennent des champions.


On peut dire que les événements Red Bull s'intègrent dans cette logique ?

Carrément. Red Bull ça rime avec sports extrêmes et donc forcément avec breakdance. Il n'y a pas photo. Le concept de la marque va du skate au BMX en passant par le surf et même par les concours de plongeons. Tout un tas de disciplines assez artistiques, du coup ça va avec le hip hop. Red Bull a débarqué au début des années 2000 et se place comme un événement à ne pas manquer pour les danseurs et les spectateurs. Ils ont su devenir une référence. Je vais même aller plus loin, c'est la crème de la crème. Car avec eux, tu as le challenge du pays, du continent puis ensuite d'une finale mondial. Au niveau du public et de l'impact médiatique ça reste quelque chose d'énorme.


Pour faire simple, le Red Bull BC One c'est comme une finale de coupe du monde...

Exactement ! C'est tout a fait ça.
Ce soir à Rome, il reste donc l'ultime étape de la compétition à valider !


Comment te sens-tu alors pour cette finale ?

Pour être honnête avec tout le monde, je ne pars pas avec l'étiquette de favori. J'arrive à la finale avec un statut d'outsider grâce à une wild card. J'ai terminé finaliste en France puis en Europe de l'Ouest, sans gagner les compétitions mais je sais que j'ai une carte à jouer. Je suis un peu comme le Poulidor du game. J'affronte aujourd'hui Issei, un favori. C'est un Japonais avec un super niveau mais je n'ai pas de pression particulière. Je préfère faire face à un breaker très fort dès le début, histoire d'emmagasiner de la confiance. Le gagnant de l'année dernière, le Hollandais Menno, m'a dit que je n'avais rien à perdre. Je suis conscient de ça, mon adversaire ne devra pas se louper car je n'ai rien à perdre.
A moi de prendre du plaisir !


RDV ce soir dès 21h15 sur www.generations.fr pour voir la finale du Red Bull BC One 2015