La chronique de Verratti.

La chronique de Verratti.

Chaque mois, le petit chouchou du PSG fait une chronique pour un magazine.

Chers supporters, chers amoureux du football,

Avant tout, je souhaite vous transmettre mes voeux pour cette nouvelle année 2017. Plutôt que de rester dans le basique, je vais vous faire une promesse : celle de se donner à 100% sur le terrain. Pour moi, et je n'écris pas ça pour vous faire plaisir, les supporters sont la plus belle partie du football. Vous ne gagnez pas d'argent à venir nous voir jouer, au contraire, vous en perdez. Certains d'entre vous travaillent 7 jours sur 7 pour venir ensuite au stade. Le minimum, c'est que l'on soit à 100%. Il y aura des matches où l'adversaire sera plus fort et où l'on risque de perdre, mais on donnera le maximum pour vous. L'ambiance est formidable en ce moment au Parc des Princes. On peut voir votre passion, c'est différent et c'est une bonne chose pour nous. Il va y avoir des matches à élimination directe très importants qui vont arriver et on aura besoin de vous. 

Dans ma chronique aujourd'hui, je souhaite vous parler du leadership dans un vestiaire. Depuis quelques temps et quand les choses allaient un peu moins bien pour nous, j'ai souvent entendu parler d'un manque de leader dans le vestiaire depuis le départ de Zlatan Ibrahimovic. Au contraire, Zlatan nous a appris à devenir des leaders ! C'est un joueur qui fait s'améliorer toutes les personnes qui jouent avec lui. A Paris, c'était impressionnant de voir qu'il s'entraînait encore comme un garçon de 18 ans. C'était un exemple aussi dans le vestiaire. C'était un leader. Parfois, rien qu'en le regardant s'entraîner, tu avais envie d'en faire plus pour ne pas être ridicule. Il a amené une mentalité de vainqueur à Paris. 

En dehors du terrain, Zlatan m'a apporté énormément. Tout le monde pense que la vie d'un footballeur est toujours facile, mais ce n'est pas le cas. Attention, je ne suis pas en train de me plaindre, j'ai beaucoup de chance. Mais quand tu as 21 ans, que tu arrives en France, que tu commences à avoir beaucoup de monde autour de toi et beaucoup d'argent, tu as besoin de quelqu'un pour garder l'équilibre. Pour moi, ça a été Zlatan. C'est à lui que j'ai donné ma confiance.  

Zlatan et moi avons deux caractères différents. Je l'aime beaucoup, mais il y a plusieurs manières d'être un leader. Quand quelque chose n'allait pas, Zlatan le disait tout de suite. Il faut avoir une personne comme ça dans un vestiaire, mais on ne peut pas avoir vingt Ibrahimovic. Thiago Silva ou Thiago Motta sont différents par exemple. 

J'ai pris un peu exemple là dessus quand on a traversé cette période difficile et qu'il a fallu aller parler à la presse après la défaite à Guingamp (1-2). C'est toujours facile de rejeter la faute sur un coéquipier, sur son entraîneur ou sur le club. Je pense qu'on doit d'abord se regarder soi-même avant de regarder les autres et c'est comme cela qu'on a pu sortir de ce moment difficile. Tout le monde n'a pas été à 100% à ce moment-là. On a pu voir qu'on a retrouvé cet esprit d'équipe ces derniers temps que l'on avait un peu moins. C'est aussi normal car quand tu es dans une situation difficile, tu manques de confiance et quand tu manques de confiance tu cherches à en faire plus. Avec les derniers bons résultats, la confiance est revenue et on est plus tranquille sur le terrain. On le voit à l'entraînement aussi, les choses ont un peu changé. On s'entraîne beaucoup plus et on parle beaucoup moins. C'est un point très important.

Il y a un noyau dur dans cette équipe, on se connait depuis 4 ou 5 ans et c'est utile quand un nouveau joueur arrive. Zlatan Ibrahimovic le faisait et on le fait toujours. On fait comprendre aux nouveaux qu'il n'y a pas de marge d'erreur au PSG. Certains peuvent arriver en France en pensant que cela va être plus facile, mais ce n'est pas comme ça que ça se passe. C'est un football différent, mais pas plus facile. Le club fait beaucoup d'efforts et on ne peut pas se permettre de rester troisièmes. C'est aussi ça être leader je pense. Thiago Silva et Thiago Motta sont les vrais leaders de cette équipe. Je suis encore un jeune joueur et j'apprends à leurs côtés. Ils ont simplement plus d'expérience que moi. Cela ne m'empêche pas de parler dans le vestiaire quand ça ne va pas. Depuis que Zlatan n'est plus là, on ne manque pas de leaders, ils sont juste différents. Mais il nous a aussi laissé sa mentalité. Et c'est ce qu'on essaye de transmettre à ceux qui n'étaient pas là. 


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zlatan verratti


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